Deviant Login Shop  Join deviantART for FREE Take the Tour
×

:icontheratigan: More from theRatigan


More from deviantART



Details

Submitted on
February 16, 2013
File Size
11.4 KB
Link
Thumb

Stats

Views
106
Favourites
2 (who?)
Comments
60
Downloads
2
×


Chapitre 3 - La Diva   Hatena ~ un Monde Nouveau


  En l’espace de quelques instants, l’impatience laissa place à de l'excitation et de l’enthousiasme. Les agents municipaux qui bloquaient l’accès au parvis se situant devant le belvédère se sont retirés, et ont commencé à laisser passer au compte-goutte les villageois, sous paiement de quelques étoiles. Après quelques minutes, Kousco et moi arrivâmes devant un agent.

« Monsieur ! C’est ma maman qui a l’argent pour payer ma place ! fit Kousco, visiblement agité.
-Ne t’inquiète pas, je dois avoir de quoi payer nos deux places, lui répondis-je calmement. »

  Effectivement, j’avais tout juste la somme. Nous prîmes nos billets, puis découvrîmes que le parvis a été transformé : il était tel un grand théâtre, mais en plein air. Un théâtre de pierres et de tissu, où les lucioles se mêlent au velours du rideau et au métal vert des poteaux très espacés du belvédère. Nous marchions côte-à-côte sur les pavés verdâtres et orangés de la place, et passions à côte de nombre de rangs de chaises pliables, des sortes de strapontins. Le petit escalier menant au belvédère était condamné par une barrière, semblable à celle des serpentins que font les longues queues obligatoires avant d’acheter sa place de cinéma. Quand au belvédère lui-même, l’obscurité de la nuit et la lumière des lanternes le rendaient plus immense encore qu’il ne l’était auparavant.

  Emerveillés par cette métamorphose, l’hivy et moi allâmes nous installer au cinquième rang, juste à côté de l’allée centrale. Malgré mes efforts herculéens pour échapper à son regard, la mère de Kousco s’est pourtant installée juste derrière moi, comme par hasard. Certes, c’est mieux qu’elle soir proche de son fils, et Kousco d’elle, mais ces souffles dans ma nuque et ces petits coups maladroits au niveau de mon postérieur m’ont irrité tant ils m’ont mis mal-à-l’aise. C’est vraiment déprimant, ça fait un mois que je suis installé ici, et je n’ai toujours pas flirté avec la donzelle locale. En plus la seule femme à avoir explicitement témoigné de l’attention à mon intérêt était cette bonne femme, Saf. Je me demande quels sont les critères de beauté dans cette région…

  Tandis que je réfléchissais à une excuse pour échanger ma place avec celle de Kousco, je jetais furtivement un coup d’œil par dessus mon épaule. La salle était pleine, tout le village était rassemblé aurait-on dit. Et en plus les agents étaient rassemblés. Cela signifiait que les festivités n’allaient plus trop tarder. Personne ne connaissait le programme de la soirée, la surprise promettait d’être entière. Soudain la lumière s’éteignit sur la scène. Instinctivement, le volume du brouhaha de la foule qui attendait diminua, jusqu’à chuchoter. Nous pouvions alors distinguer le bruit de personnes se préparant sur scène. L’impatience des enfants commençait à retomber… Et le silence vint.

  Soudain, dans un bruit de cordes frottées, des lumières commencèrent à s’allumer du fond de la place vers le centre. A chaque nouvelle lumière allumée, l’orchestre jouait une note plus aiguë. Ce spectacle continua jusqu’à ce que les lumières se rejoignent au pied du Belvédère, et qui soudain illuminèrent l’orchestre, qui cessa de jouer. Tout l’auditoire était en émoi, et tous applaudirent, même moi. Puis ils reprirent. Le chef d’orchestre fit une petite révérence, puis se retourna vers son orchestre. Il leva les bras… Puis d’un coup sec vers le bas, fit jouer tous les instruments en parfaite harmonie. Alors les lumières continuèrent de monter, le long de la robe de la statue, jusqu’au cocon qu’elle tenait dans sa main… Toute la foule était émerveillée par ce magnifique spectacle… Le chef d’orchestre se mit alors à bouger frénétiquement, comme s’il était possédé par sa musique, et au même moment l’orchestre nous interpréta un prélude musical de plusieurs minutes.

  Je fus bercé par ces flûtes à nez, ces harpes-à-gonds, ces violonsucres… L’harmonie était parfaite, et le morceau, magique… Cette douce symphonie m’a emporté parmi les insectes… J’étais une des ombreuses lucioles, virevoltant autour de la statue… Ce fut un de ces moments de plénitude, un de ces états de grâce que l’on peut rechercher longtemps, mais qui finalement arrivent par hasard… Et dire que j’ai failli rester chez moi…

  Alors que je rêvais, le morceau touchait à sa fin. Tout chamboulé par la beauté du morceau, je ne pus applaudir comme tout le monde faisait… Lorsque les mains cessèrent de s’entrechoquer, la lumière se tamisa. Alors une jeune femme avança seule vers le devant de la scène, dans un rideau de lumière. Ses cheveux étaient légèrement ondulés étaient réunis en une queue de cheval, et ruisselaient gaiement le long de son épaule et de sa poitrine. Sa légère robe était identique à celle de l’égérie de la statue. Elle s’avança lentement, faisant glisser la soie de sa robe sur le sol. La douceur des traits de son visage et de ses courbes légères provoquaient chez moi non pas de l’attirance, mais de l’admiration. Une telle beauté force la révérence…

  Elle avança timidement vers le devant de la scène, monta quelques marches et s’arrêta sur une petite estrade en pierre. Toute l’audience était subjuguée. Elle arrivait par sa simple présence à tous nous tenir en respect. Elle prit une grande respiration, puis se mit à chanter. Sa voix cristalline m’a fendu le cœur.


      Au cœur des bois épais, à l’heure du ponant,
      Je t’attendrai mon prince, près du ruisseau chantant.
      Notre rencontre fut, pour la forêt et moi,
      Une malédiction, ont dit les bêtes des bois.
      Moi je n’y croyais pas, j’attendais ton retour,
      Je ne me lassais pas d’attendre ton amour.
      A la place d’un cœur, j’ai reçu une flèche,
      Ils m’appelaient ‘‘sorcière’’, l’espoir m’a rendue sèche.

      Est-ce un crime que  d’entendre les animaux ?
      Les insectes, les oiseaux, le chant des végétaux ?
      Ma vie de solitaire, meurtrie par agression.
      Ma vie de solitaire… Finie par trahison.
      Tu m’avais dit que tu m’aimais, était-ce faux ?

      Et si j’avais écouté le chant des oiseaux…



  Tout le long du morceau était passé sans que je m’en rende compte… J’avais bien vu que l’orchestre, qui se trouvait sur la surélévation derrière elle, jouait. Mais la voix et le chant de cette Diva m’ont tout fait oublier… Instinctivement, je me levai, et fut l’un des premiers à applaudir. Kousco fit de même, et bientôt tout le monde était en train de célébrer le talent de cette jeune femme. Même les insectes et les étoiles semblaient rendre hommage à cette performance. Cette chanson était digne du firmament.

  Soudain un gros monsieur coiffé en arrière et avec une grosse écharpe bicolore fit irruption sur scène. Il avait dans une main un micro, et dans l’autre une cage dont le contenu était caché par un voile. D’un air fier, il s’approcha de l’estrade de la diva, sous un tonnerre d’applaudissements. Il faut dire que notre maire était plutôt…Charismatique. Il posa sa cage sur un petit pupitre haut d’un mètre, et se racla la gorge.

« Meeesdames et Meeessieurs, chers coooncitoyens, bienvenue à la Cérémonie Dééécennale du Cocooon ! Depuis la créééation d’Hatena, notre bel univers, notre cher village d’Efkaèfe s’est vu remeeettre la responsabilité d’une des Reliques Sacrées d’Hatenaaa. Comme chacun le saaait, elles ont été créées pour séparer le pouvoir divin en diveeers éclats, et sont disséminées un peu parrrtout en Hatena. Celui qui nous a été donnééé à protéger est le Cocon. Après tant d’années, il brrrille toujours autant, rrregardez ! »

  Alors d’un coup sec il retira le drap, et laissa voir à travers une cage en verre un imposant cocon, taillé dans une pierre étincelante… Je pense que c’est un cristal. Alors d’un coup toute l’audience fit d’une seule voix « whoaah ! », tant l’artefact était beau. Je ne savais pas vraiment à quel point cet objet était puissant. Aussi loin que remonte ma mémoire, je pense ne l’avoir jamais vu, bien que tout le village en parle. Après tout, c’est l’une des rares Reliques Sacrées d’Hatena, il est normal que sa protection soit assurée. D’ailleurs, la protection était assurée ce soir : j’ai entendu dire que tout le village était bouclé, et que personne ne pouvait entrer ni sortir. De plus, des gardes sont postés tout autour de la place. A mon avis, sortir de la place en plein spectacle devait être réservé aux extrêmes urgences.

  La diva et le maire étaient juste à côté de l’artefact, et je n’ose imaginer à quel point le spectacle fut beau vu d’aussi près.

 Soudain, toutes les lumières s’éteignirent. Des cris se firent retentir, et le bruit commençait à devenir insupportable. Toute l’audience était confuse, et la nuit était si sombre que nous ne pouvions plus rien voir de ce qu’il se passait sur scène.

  En un éclair, les lumières se rallumèrent. La diva était par terre sur le dos, posée sur se coudes, et le maire se frottait les yeux. Non… Ce n’était pas possible… Tout le village était sous le choc. Le maire était affolé. La peur nous gagnait.

  Le Cocon, puissante relique, avait été volé.

  Comme tout le monde, j’étais sans voix. Alors Kousco s’est levé et a commencé à courir le long de l’allée centrale vers la scène.

« Non, Kousco reviens ! » fis-je, déboussolé.

  En un bond, je me levai et lui courut après, avant qu’il ne fasse une bêtise. Le pauvre alla percuter le ventre d’un membre de la sécurité et tomba à la renverse. Arrivant à son niveau, je me suis accroupi pour l’aider à se relever. Alors le vigile me déclara du haut de ses deux mètres :

« Désolé, mais personne ne passe. Nous attendons l’intervention de la police, et le périmètre est bouclé, annonça-t-il d’une voix grave et rauque. On pouvait sentir qu’il avait beaucoup de sang-froid.
-Mais monsieur, vous avez devant vous un détective !! s’exclama Kousco, déterminé.
-Ah oui ? fit le garde intrigué, en haussant les sourcils.
-Monsieur, tu es un détective, et il y a un mystère à élucider ! Si on attend que la police vienne, il sera trop tard, et les méchants vont avoir le temps de partir ! Tu dois agir ! déclara Kousco, sûr de lui. »

  Il avait raison.

« Ce petit a raison. Je suis Reno Ozafi, détective privé. »
N'hésitez pas à faire tourner et à parler de Hatena à tous ceux qui en viennent, pour que notre monde se révèle à eux !

La célébration commence ! Après un prélude musical de plusieurs minutes, une chanteuse à la voix d'or a interprété une chanson de légende : "Si j'avais écouté le chant des Oiseaux".

Seulement quand le maire apporte une des Reliques Sacrées d'Hatena, un odieux vol a lieu !

Dans le chapitre 4, vous aurez les détails de l'enquête, et vous devrez démasquer qui est l'auteur de ce larcin !


CHAPITRE PRÉCÉDENT : [link]
CHAPITRE SUIVANT : [link]
Add a Comment:
 
:iconkokorokeke:
Kokorokeke Featured By Owner Feb 16, 2013
super comme d'hab tu b=voudrais devenir écrivaint plus tard ?
Reply
:icontheratigan:
theRatigan Featured By Owner Feb 16, 2013  Hobbyist Traditional Artist
Non, plutôt prof d'Arts Pla. :) Mais ça peut très bien être mon loisir #2 ! ( le #1 étant le DESSIN bien évidemment !!!!!! >8D)
Reply
:iconkokorokeke:
Kokorokeke Featured By Owner Feb 16, 2013
xD a ba oui lol
Reply
:icontheratigan:
theRatigan Featured By Owner Feb 16, 2013  Hobbyist Traditional Artist
Logique ! lol
Et toi ? :)
Reply
:iconkokorokeke:
Kokorokeke Featured By Owner Feb 21, 2013
on parlait de quoi deja xD
Reply
:icontheratigan:
theRatigan Featured By Owner Feb 22, 2013  Hobbyist Traditional Artist
Bin que je voulais être prof d'Arts pla ! :D
Reply
:iconkokorokeke:
Kokorokeke Featured By Owner Feb 28, 2013
aaa ca va c'est bien mais faire une D c'est mieu ^^
Reply
:icontheratigan:
theRatigan Featured By Owner Feb 28, 2013  Hobbyist Traditional Artist
"d"... design ?
Reply
(1 Reply)
:iconkokorokeke:
Kokorokeke Featured By Owner Feb 16, 2013
faut que je le lise ^^
Reply
:icontheratigan:
theRatigan Featured By Owner Feb 16, 2013  Hobbyist Traditional Artist
je t'en prie tonton :)
Reply
Add a Comment: